Je suis, donc je dois ?

Je m'appel, non ce n'est pas une question d'appellation, enfin si sa l'est, mais il est plutôt question de ce que je suis, c'est à dire d'une vie, d'un passé inachevé, d'un présent inquiétant et d'un futur indécis.
Je m'appel, je m'appelais et m'appellerai comme il a été dit que je le serai. Mais vous ne le saurez pas, à moins que vous ne le sachiez. Je viens d'où je viens, ce qui importe peu. Je vais où je vais, là c'est intéréssant, mais où vais-je ? J'ai mes buts, mes volontés, mes envies mais où cela me mène ? J'ai comme volonté dans un avenir proche de marquer ce monde. Ai-je au moins un avenir ? Ce n'est qu'une question de temps avant que je le sache. Tout n'est qu'une question de temps. Mais ici le temps semble s'accélérer et mes choix seront cruciaux. Je ne suis pas effrayé, enfin si je le suis, mais seulement par ces choix. Le temps n'est pas mon ennemi, mais cette société l'est.
Et de cette société je ne suis rien. Je ne suis ni homme, ni femme. Je ne suis ni grand ni petit. Je ne suis ni mince, ni obèse. Je ne suis ni bon, ni mauvais. A leurs yeux je ne suis qu'un matricule, une succession de vulgaire chiffres et de lettres qui leurs disent d'où je suis, d'où je viens mais non pas qui je suis. Qui suis-je ? Je ne suis qu'un vulgaire pion parmi tant d'autre. Je suis un tout, mais je ne suis rien. Je ne suis qu'une statistique, qu'une fourmi dans la fourmilière. Pour eux je ne veux rien dire, pour pas mal je ne vaux rien. Je n'ai pas de prix puisque mon authenticité n'a de valeur qu'aux yeux des gens qui s'en aperçoivent.
De vous à moi, ma personnalité, mon vécu, ce matricule, c'est sa ma différence. C'est le prix à payer, être différent. Condamné à naitre et à n'être qu'un grain de sable, une poussière ou même un atome dans notre Monde si parfait. Je suis ce qu'ils appellent un citoyen, j'ai des droits et des devoirs. Je suis libre mais je dois obéir. Je suis égal mais victime d'inégalité. En fait, je ne suis que l'utopie d'une société utopique.
En réalité, je n'existe pas.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 10:49

A trop rêver...

Quel sentiment bizarre que de se rêver à posséder les choses qui nous tiennent à c½ur, et de se réveiller en se disant qu'on ne les possède pas.
On y croit tellement fort que lorsque le réveil sonne, tout semble s'effondrer.
Rêver de cette fille, de se prêter au jeu des rêveries, et au réveil être seul. Cette fille avec qui l'on a parlé la veille ou que l'on a aperçue sur une photo quelconque. Cette fille qui aux premières paroles ou à première vue nous a marqué.
Un sentiment d'impuissance, de tristesse auquel on y peut rien, auquel on doit se plier.
J'ai eu cette sensation ce matin, mais je ne suis pas sur de quoi c'était.
Cela m'intrigue.
Mais à vrai dire cela m'importe peu, je préfères vivre au réel et faire face à ce que je suis et ce que j'ai, plutôt que de vivre les yeux fermés et me rendre compte bien plus tard que je n'ai rien.

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 11:19

Le temps d'un couloir.

Qu'il est dur de s'approcher d'elle, qu'il est dur de savoir ce qu'elle ressent.
Je l'aperçois au fond de ce couloir, mes yeux se plongent sur son visage, sur ses yeux clairs. Elle me regarde à peine, comme un simple objet, comme si je faisais parti de ce décor, de ce couloir. Comme si j'étais un de ces pylônes, un de ces bancs.
Comme si je n'existais pas.
Non attendez, elle me sourit, elle s'approche vers moi, me lance un regard si tendre que j'en oublie ce qui se passe autour, elle vient me voir, sa y est elle me parle et de sa bouche il me semble qu'elle me tint des milliers de mots, qui s'envolent tel des papillons multicolore, aussi lumineux et rapide qu'une étoile filante. Elle aimerait qu'on puisse se revoir. Elle m'envoie un baiser sur la joue. Et le sourire aux lèvres, je souhaite que ce moment s'éternise. Je fini par traverser le couloir, un couloir qui me semble plus court qu'avant.
Une fois l'heure venu, je m'empresse d'aller chez elle. La porte s'ouvre. Elle me sourit. Et son sourire semble pouvoir guérir toutes les peines du monde. A ce moment là ce qu'on ressent est indescriptible, un bonheur intense, comme si toutes les odeurs, tous les maux du monde devenaient agréable. On en devient presque intouchable.
J'entre, elle m'embrasse.
Et de ce baiser survient un grondement pénible dans ma tête.
La sonnerie retenti, je la regarde passé, elle ne me regarde même pas. Et là senteur de son doux parfum restera la maigre consolation d'un amour déchu, d'un amour impossible. Elle fini par quitter mon espace, et voyant ces hommes la regarder comme un simple objet de plaisir, je ressens un sentiment de dégoût, de mépris. Une colère inconsolable.
Je fini par reprendre ma route, traversant ce couloir, le c½ur en peine. Ce c½ur, hanté par les fantômes d'un passé amoureux trop lourd d'échec, ces fantômes qui me clouent à rester loin d'elle, ces fantômes qui font qu'aujourd'hui, elle est dans les bras d'un autre.


A tous les coeurs en peine.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 11:26

Question d'apparence.

Plaire, un problème perpétuel qui se pose à l'homme. Ne me dites pas qu'un matin, ou qu'un soir, devant votre glace, vous ne vous êtes jamais posé la question, suis-je séduisant(e) ? Vais-je lui plaire ?
Toutes hommes, toutes femmes a cette envie, plaire.
C'est presque devenu une obsession.
Plaire à son compagnon, à ses amis, à sa famille, à ses collègues. Plaire tout simplement au monde.
Tout n'est question que de plaisance, de séduction.
L'homme ne juge plus aujourd'hui que sur l'apparence.
L'apparence est devenu un bien fondé utilisé à titre justificatif.
Le jour d'une embauche, l'employeur qui vous reçoit juge bien sur votre dossier, mais l'apparence à votre avis, qu'elle proportion joue t-elle dans votre entretien ?
Et dans les magazines ou à la télé, où l'on voit certains mannequins aux visages raffinés mais aux corps carencés. Ou encore ces hommes aux muscles bien formés qui se disent être un idéal.
Pour une simple question de plaisance, on en oublie le sens de nos vies.
Et dans certains cas plus profond, on y perd toute trace d'humanité.
Car l'homme à la manie de coller des étiquettes sans vouloir connaître les étiquetés. L'homme est trop fainéant pour vouloir croire en ces êtres qui d'apparence extérieure leurs inspire insûreté et indignation.
Quand votre apparence extérieure est avantageuse et facile à vivre, cela n'a peu d'importance car vous savez qu'avec peu d'effort vous réussirez à plaire, à être aimé et vue à une valeur qui ne vous est peut être pas réellement juste, bien entendu hors exceptions. Mais dans la peau de la personne qui de ce côté n'a pas les mêmes chances que vous, ces mêmes dons de la nature, c'est un fardeau insoutenable, une humiliation quotidienne, une consternation pesante.
Essuyer les moqueries et taire leurs dires, c'est à sa que vous les réduisez.
Et réduit à rien, on ne peut rien.
On est rien.
De cela vous ratez parfois de bien belles personnes. Des gens exceptionnels et d'une bonté rarissime.
Mais à question de quelques inéclairés, votre soif de différences et d'esthétique vous pousse à discriminer.
Discrimineurs ou racistes, vous êtes l'origine même de la stupidité et de la cruauté humaine.
Alors que l'on soit black, blanc ou beurre, que l'on soit beau ou pas, stoppons ces jugements qui peinent et qui nous privent, dans des cas désespérés, de bon nombre d'âmes perdu à tout jamais.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 19:07

Really, what a wonderful world.

Just, listen and dream.
Louis Armstrong.


J'aperçois des arbres verts
Des roses rouges également
Je les vois s'épanouir
Pour toi et moi
Et je me dis tout bas
Quel monde merveilleux

Je vois des cieux bleus.
Et de blancs nuages
L'éclatant jour béni
La sombre nuit sacrée
Et je me dis tout bas
Quel monde merveilleux

Les couleurs de l'arc-en-ciel
Si jolies dans le ciel
Sont aussi sur les visages
Des passants
Je vois des amis se serrer la main
Se dire « comment vas-tu »
En réalité ils se disent « je t'aime »

J'entends des bébés pleurer
Je les vois grandir
Ils apprendront bien plus
Que je n'en saurai jamais
Et je me dis tout bas
Quel monde merveilleux.

La vie simplement. Nous avons tellement dévié de ce qui importe qu'aujourd'hui nous importons peu.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 21:58

Modifié le lundi 21 juillet 2008 14:33